Investir dans un distributeur automatique est-il rentable ?2019-10-14T11:10:04+02:00
Illustration couleurs NOF

Fonctionnement et rentabilité

Un exemple pour un Drive fermier installé depuis 3 ans (cas réel)

  • Un panier moyen à hauteur de 15 € !
  • Un chiffre d’affaire est de 200 000 €, pour une marge de 40% !
  • Une répartition production directe 60% et achat revente 40%
  • Le drive est ouvert 24h/24, 7j/7
  • Une expansion est prévue à 300 casiers.

Votre point de vente automatique au quotidien

Le drive fermier est un investissement de tous les instants. En temps notamment. Pour que votre distributeur automatique alimentaire soit un investissement rentable pour vous, il doit fonctionner comme un véritable petit supermarché. C’est un « marché paysan » à part entière.

En termes de stock, qu’il s’agisse d’un module de 5m² ou de 20m², que le producteur soit seul ou avec plusieurs exploitants locaux, pour conserver une clientèle fidèle et un revenu régulier, l’approvisionnement doit être constant et garant des engagements proposés. Charge donc à tous les participants d’alimenter tous les casiers du distributeur. C’est pour cela que l’automate communique les ventes et alertes aux producteurs pour organiser les réassorts.

Remarquez aussi qu’un drive fermier reste un objet connecté. Techniquement parlant déjà (les modules sont automatisés et connectés), mais aussi parce qu’il possède sa propre page web, annonçant à tous les clients les produits disponibles sur place. Un stock tampon est prévu à la base de chaque colonne de casiers.

Ainsi, votre drive alimentaire perdurera si vous vous occupez aussi de cela au quotidien. Bref, une gestion au quotidien pour plus de rentabilité.

Une clientèle mure pour manger local

Le marché du drive fermier, même s’il est encore très jeune, est d’ores et déjà très prometteur pour les investisseurs. Les différentes expériences concluent par exemple que la clientèle se divise en deux catégories :

circuit court entre paysans et particuliers

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– Les acheteurs locaux ou habitués

Les acheteurs locaux ou les habitués délaissent les circuits de distribution classiques pour accorder une confiance aux produits frais des exploitants de leur région. Ces derniers constituent une base solide de 60% des achats.

Consommer local avec des produits du terroir

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– Les touristes de passages

C’est un comportement que nous adoptons tous plus ou moins lorsque nous sommes en vacances en France et que notre région hôte se révèle généreuse en produits du terroir : une partie du budget vacances part dans les fermes et poches des producteurs locaux. Autant d’achats qui viennent ensuite alimenter nos réfrigérateurs au retour des vacances ou faire office de cadeaux. Cette clientèle représente près de 40% des achats en drive fermier.

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Les investisseurs savent donc désormais sur quelle clientèle tabler pour l’ouverture de leurs drive fermier. En parallèle, bien sûr, il est indispensable de parfaitement réfléchir à l’emplacement du distributeur.

Des producteurs autonomes et mieux payés

Un prix juste. Une rémunération juste. Voici ce que cherchent les agriculteurs français. Ce qu’ils ne trouvent pas toujours avec les partenaires et autres intermédiaires avec qui ils travaillent à l’année. Le revenu à l’année des exploitants agricoles est de 15 000€ (hors subvention pour plus de 450 000 d’entre eux). Nous pouvons faire mieux. Tous ensemble. Et surfer sur les nouvelles convictions ou habitudes alimentaires des Français.

En faisant confiance à la distribution automatique par exemple, qui ne propose rien d’autre que des drives paysans où chaque agriculteur peut vendre en direct. Mais surtout, comme nous le disions plus haut : maîtriser de A à Z l’ensemble de ses tarifs. Notez que l’un des gros avantages du drive fermier est de parvenir à fidéliser des familles entières sur un point de vente. Ces dernières viennent acheter tout au long de l’année pour remplir placards et frigo. N’ayez donc pas peur de ne pouvoir faire « du volume » en vendant dans ces boxs alimentaires : les clients fidèles seront au rendez-vous si les produits vendus plaisent et sont vendus au juste prix.

Les exemples à travers le pays sont déjà légion : comme ce drive fermier des Alpes qui enregistre un chiffre d’affaire de 200 000€ à l’année, grâce aux ventes réalisées notamment auprès de 40 familles habituées des lieux.

L’économie de la vente directe en France

Sur les quelques 5 milliards d’euros de chiffre d’affaire par an réalisé par le marché du manger local, bio et sourcé (chiffre en constante augmentation) en France, la part de la vente directe alimentaire représente près de 13%. Soit 650 000 000 d’euros par an.
Considérable. Et de quoi donner envie à de nombreux agriculteurs français de se lancer un peu plus encore dans le monde du circuit court…

Vente directe producteur consommateur : le profil de l’acheteur

D’un côté, il y a tous ces exploitants qui osent de plus en plus l’autonomie que promettent les circuits courts.
De l’autre, il y a le consommateur et ce nouveau mode de consommation qu’il affectionne.
Outre la qualité et la fraîcheur, il a compris que manger local et de saison est important. Ce dernier est sensibilisé à la cause paysanne qui “nourrit la planète”. Il s’en sent proche et souhaite à son humble niveau changer les choses par ses d’achats.
L’acheteur est en plus de tout lassé de devoir faire ses courses dans les circuits de distribution classiques et préfère manger la salade ou le fromage issue du champ d’à côté. Il comprend très bien que cet outil préserve le travail du producteur et lui garantit des revenus.
En d’autres termes : le consommateur est averti et « mature ».

Vente directe : le marché du distributeur automatique en France

Le nombre d’équipement de points de vente automatiques circuit court en France est environ de 800 à 1000 actuellement.

Autres chiffres intéressants :

La France compte plus de 451 000 exploitations agricoles, dont l’âge moyen est de 50 ans.
Les circuits courts représentent 6500 points de vente sur le territoire aujourd’hui. Un véritable réseau donc de vente directe légumes, vente directe fruits, viande, pain, fromage, œufs, etc… Tout ceci participe pleinement aux quelques 30 millions d’actes d’achat en vente directe enregistrés en 2018 par le CREDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie).

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